Sud Santé Sociaux 56
Solidaires Unitaires Démocratiques (SUD)

Site du syndicat Sud santé sociaux du centre hospitalier du Scorff (CHBS)de la ville de Lorient

Revendiquons ensemble
Article mis en ligne le 26 février 2019

par yc
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Aides-soignantes, animatrice, auxiliaires de vie sociale, assistantes maternelles, éducatrices spécialisées, assistantes sociales, infirmières… à elles seules, les salariées des activités médico-sociales et éducatives ont quadruplé leur effectif : de 500000 à 2 millions entre 1968 et 2017.

Mais dans quelles conditions ?

Elles occupent les emplois les plus précaires et les plus durs, salaires inférieurs de 20%, temps partiels imposés, horaires atypiques et doivent souvent jongler avec leur vie de famille et s’occuper de leurs enfants et des tâches domestiques

Ces métiers sont ce que l’on appelle le « care » : métiers du « prendre soins », du souci pour l’autre et des activités de prise en charge du soin d’entretien de la vie. Ils sont majoritairement féminins : éducation, soins, travail social ou nettoyage, etc. Ils forment la clé de voûte invisible des sociétés libérales.

Ces tâches ne sautent aux yeux
que lorsqu’elles ne sont plus prises en charge.

La pénibilité y est aussi de fait moins bien reconnue (horaire atypiques, mouvements répétitifs, etc.) tout comme les risques psycho-sociaux que nos métiers entraînent (fatigue compassionnelle, burn-out, etc.).

Sans oublier que les salaires de ces secteurs sont bloqués depuis plusieurs années, aussi bien dans le public que dans le privé, que les temps partiels non « choisis » y sont trop nombreux, et les promotions professionnelles largement insuffisantes. Les carrières des femmes sont ainsi incomplètes et les pensions de retraite ne leur permettent pas de vivre décemment.

L’arrêt de ces services fondamentaux paralyserait un pays !

Qui, alors, s’occuperait des personnes dépendantes, des nourrissons, du nettoyage, des enfants ? Les directions briseuses de grève, les forces de l’ordre, les hommes politiques ?

Alors le 8 Mars, SUD Santé Sociaux appelle les secteurs sanitaires, sociaux et médico-sociaux à se mettre en grève !

Pour la revalorisation de nos salaires, pour l’égalité salariale,

Contre les violences et les agressions sexuelles au travail,

On peut agir syndicalement !

COMPORTEMENTDÉFINITION
Exprimer poliment dans un contexte adapté son envie de connaître une personne ou de la revoir, et respecter son éventuel refus SÉDUCTION
Faire des blagues sur les blondes SEXISME
Faire un commentaire sur le physique ou la tenue d’une personne qui n’a rien demandé ou qu’on ne connaît pas SEXISME
Tenir des propos salaces HARCÈLEMENT SEXUEL
Faire un commentaire sur les fesses ou les seins d’une personne qui n’a rien demandé HARCÈLEMENT SEXUEL
Insister après un refus ou une absence de réponse HARCÈLEMENT SEXUEL
Afficher des images à caractère pornographique sur son lieu de travail HARCÈLEMENT SEXUEL
Envoyer des SMS ou mails sexuels à une personne qui n’a pas consenti à ce « jeu » HARCÈLEMENT SEXUEL
User de sa position pour obtenir un acte de nature sexuelle HARCÈLEMENT SEXUEL
Menacer une personne pour qu’elle accepte des avances HARCÈLEMENT SEXUEL
Toucher/pincer les fesses/les seins en dehors d’un rapport mutuellement consenti AGRESSION SEXUELLE
Embrasser une personne par surprise ou contre son gré AGRESSION SEXUELLE
Plaquer une femme contre un mur en dehors de tout rapport consenti et mutuel AGRESSION SEXUELLE
Forcer une personne à effectuer une fellation VIOL
Introduire un objet dans l’anus ou le vagin d’une personne de force VIOL

Nos métiers sont à prédominance féminine et sont moins bien reconnus, tant au niveau de la pénibilité qu’au niveau financier, que les métiers de niveau égal à prédominance masculine ! 

Aide-soignante, nous bousiller le dos pour 1200€/mois ce n’est pas acceptable,

Les horaires atypiques réduisent de 5 ans notre espérance de vie,

Soignantes nous avons plus de risques de développer un cancer du sein
quand nous faisons une longue carrière en nuit,

Animatrice périscolaire, nous vivons, pour la plupart, dans une précarité extrême
avec des contrats de 19h en CDI et sommes rémunérées 510€ net par mois,

Auxiliaire de vie, nous ne sommes ni domestiques, ni bénévoles, ni bonnes à tout faire !

Assistante sociale, nous sommes confrontées à la fatigue compassionnelle et que celle-ci augmente d’année en année avec les politiques d’austérités qui diminuent les structures d’accueils,

Sage-femme, nous serons payées en fin de carrière 17 % de moins
qu’un ingénieur
hospitalier, pour un recrutement également à bac+5,

Parce qu’on nous demande toujours plus avec toujours moins,

Parce que on ne veut pas des roses ou du chocolat le 8 Mars et des miettes toutes l’année,

Parce que le 8 Mars, c’est la journée internationale de lutte pour les droits des femmes,

Parce que quand c’est trop, c’est la grève !

  • La revalorisation des salaires des métiers du care et à « prédominance féminine »
  • La reconnaissance des qualifications, des responsabilités et de la pénibilité de ceux-ci (horaires, amplitude, rythmes de travail),
  • L’égalité salariale : à travail égal/salaire égal,
  • L’égal accès à la promotion professionnelle et à tous les métiers,
  • Le respect des lois et des dispositifs relatifs à l’égalité professionnelle et salariale et des sanctions contre des employeurs qui ne respectent pas leurs obligations en la matière,
  • La suppression des inégalités persistantes et qui s’aggravent entre les femmes et les hommes malgré le protocole égalité professionnelle qui vient d’être signé pour la Fonction publique et qui comporte malgré tout de nombreux manques,
  • De véritables mesures contre les ambiances sexistes et le harcèlement sexuel au travail,
  • Un droit à un congé parental strictement partagé entre parents et véritablement rémunéré,
  • Le maintien d’un système de retraite par répartition, seul garant d’une solidarité collective juste. Le maintien de « compensations au moment de la retraite suite à des inégalités de carrières »,
  • L’arrêt des politiques d’austérité qui entraînent la fermeture des hôpitaux et maternité de proximité mettant en danger la vie des femmes que ce soit pour avorter ou accoucher,
  • Des moyens pour pouvoir accueillir dignement les femmes qui portent plainte, les écouter et mettre en œuvre des moyens de protection. L’application de l’ordonnance de protection. L’augmentation des moyens pour les associations qui accueillent les femmes victimes de violences,
  • Une éducation non sexiste dès le plus jeune âge.

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