Sud Santé Sociaux 56
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EHPAD et aide à domicile - OSONS DIRE NON !

EHPAD et aide à domicile - OSONS DIRE NON !

Ces dernières années, la presse a relayé les luttes des salarié-es, mettant en lumière la situation dégradée des établissements prenant en charge les personnes âgées. Les politiques d’austérité budgétaire successives ont transformé ces lieux de vie en mouroir pour les résident-es et en lieux de souffrance pour les personnels qui y travaillent.

En raison de contraintes budgetaires imposées, nous subissons chaque jour :

  • Des cadences de travail insupportables, diminution du personnel et augmentation de la charge de travail, comment bien prendre soin des autres quand nous sommes maltraité-es nous-même ?
  • Des glissements de tâches, comment bien prendre soin des autres quand nous assumons des taches supplémentaires que nous n’avons pas le droit d’accomplir, pour lesquelles nous ne sommes pas qualifié-es et rémunéré-es ?
  • Des horaires particulièrement contraignants : 10/12 heures, horaires en coupé, pause de nuit non rémunérée, comment bien prendre soin des autres quand nous sommes exténué-es ?
  • Une flexibilité et une mobilité extrême, comment bien prendre soin des autres quand nos horaires sont désorganisés ou que nous ne connaissons pas bien les personnes dont nous nous occupons ?
  • La précarité comme moyen de pression (CDD à outrance, temps partiel imposé, contrat aidés, services civiques salaire faible…), comment bien prendre soin des autres quand nous sommes nous même dans l’angoisse permanente pour notre avenir ?

Tout cela aboutit à la maltraitance institutionnelle et...

Devons nous accepter que l’un-e de nos proches :

  • ne soit douché-e que tous les 15 jours,
  • ne bénéficie que de moins de 10 minutes par toilette,
  • ne soit pas levé-e par manque de personnel,
  • que le ménage de sa chambre ne soit pas fait,
  • que ses repas soient vite expédiés et stressants tant au risque d’une fausse route alors que ces moments devraient être conviviaux et agréable.

C’est le résultat de la mise en place de procédures dites dégradées qui deviennent le quotidien !

Les familles n’osent que trop rarement se plaindre du fait de la difficulté à trouver une place pour leur parent-e et et par crainte de représailles sur leur ainé-es.

Nous savons que les personnels hésitent à lancer l’alerte de peur de perdre leur emploi.
A SUD, nous n’avons pas attendu que les Directions d’EHPAD découvrent le manque de personnel et l’augmentation des cadences pour alerter et lutter.

La souffrance du personnel et des résident-es dans les EHPAD est alarmante.
Les conclusions d’un récent rapport parlementaire sur les EHPAD confirment ces conditions de travail particulièrement dramatiques tant d’un point de vue physique que psychologique !

Les faits parlent d’eux même :

  • Absentéisme de 10%.
  • 2 fois plus d’accidents de travail par rapport à la moyenne nationale.
  • Trop faible encadrement médical.
  • Pas d’infirmier-e la nuit.
  • Turn over important.

L’asphyxie financière du service public, du secteur privé non lucratif et le manque de places dans les structures se fait au profit de la marchandisation du soin vers le secteur privé lucratif (Korian, Orpea…).

Malgré les prix payés par les familles ou les résident- es, le secteur privé lucratif n’est pas en reste. L’argent servant les gands profits des actionnaires qui exploitent cyniquement salarié-es et résident-es.

Au final c’est bien le/la résident-e qui pâtit, sa famille qui culpabilise et les personnels qui sont en souffrance.
Nous nous insurgeons contre l’inhumanité de ces politiques. Osons dire NON !

SUD Santé Sociaux, SUD Collectivités Territoriales, Solidaires et l’UNIRS :

refusent que la population et les salarié-es des EHPAD fassent les frais des politiques d’austérité.
exigent le recrutement massif de personnels qualifiés pour atteindre à minima un ratio (toutes fonctions confondues) d’un personnel par personne accueillie.
revendiquent la titularisation ( secteur public) et le passage en CDI (dans le privé) pour l’ensemble des personnels.
s’opposent à la marchandisation de ce secteur.
revendiquent la prise en charge de la perte d’autonomie par la solidarité nationale, contre les logiques assurantielles et marchandes.

Seule une mobilisation des personnels avec les résident-es, les familles, les citoyens/citoyennes, les syndicats et les élu-es (en les interpellant au besoin) permettra de gagner.

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Le fichage des populations - Quelle est la place du travail social dans les nouveaux plans du Gouvernement ?

Le fichage des populations - Quelle est la place du travail social dans les nouveaux plans du Gouvernement ?

Dans un mépris total du secret professionnel, l’AEM (Appui à l’Evaluation des Mineur-es Isolé-es) met en place le fichage biométrique des mineur-es isolé-es à d’autres fins que celles vouées à leur protection.

En dépit des règles de déontologie du secret professionnel, la loi « asile et immigration » instaure le fichage des mineur-es isolé-es étranger-es, dans la même logique que celle pratiquée par certains les Départements en prévention spécialisée.
Malgré les mobilisations des associations et des syndicats, le Conseil d’Etat a refusé la suspension du décret du 30 Janvier 2019, mettant les mineur-es isolé-es étranger-es en position de fraudeurs, niant leur minorité, leur précarité, leur fragilité, leur isolement, marquant une dérive de la Protection de l’Enfance à des fins de contrôle migratoire.
Le Conseil d’Etat renvoie cette question au Conseil Constitutionnel, notamment l’article L 611-6-1 CESEDA (Code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile) mettant en place le traitement automatisé.

Le Conseil Constitutionnel devra donc trancher la question de savoir si cet article est conforme à la Constitution, et notamment à l’exigence constitutionnelle de protection de l’intérêt supérieur de l’enfant. (Décision du 15 mai 2019 n° Nos 428478 et 428826)

Le maintien de cette loi en l’état aura des conséquences graves, tant sur les mineur-es isolé-es étranger-es que pour le travail social. Ce dernier risque de se voir imposer de nouvelles contraintes, à l’image de la loi Cazeneuve de mars 2016.
Cette dernière impose aux travailleuses et travailleurs sociaux et aux personnels des établissements de santé publics et privés, la communication des données et documents remis par toute personne étrangère, quelle que soit sa situation administrative.

Qu’en est-il du respect de l’article 9 du Code Civil, qui établit le « droit au respect de la vie privée », ou de l’article 221-6 du Code de l’Action Sociale et des Familles qui stipulent que tous les services rattachés à la branche Aide Sociale à l’Enfance du Département sont soumis au secret professionnel ?

L’informatisation, la dématérialisation et le partage des données, nouvel outil du Capital, va participer au déclin du secret professionnel, marquant l’aliénation du travail social et sa contribution à cette ignoble entreprise.

Par ailleurs les conseils Départementaux n’hésiteront pas à transmettre automatiquement, leurs évaluations de celles et ceux qui, déclaré-es majeur-es, glisseront dans les fichiers des étranger-es en situation irrégulière, donc reconductibles à la frontière.
La Fédération SUD Santé Sociaux dénonce ces pratiques, d’une société sécuritaire qui de nous ramènent aux heures les plus sombres de notre histoire. Elles sont discriminatoires, assujetties à l’arbitraire.

La Fédération SUD Santé Sociaux appelle les professionnel-les du Secteur Social à s’organiser pour les combattre.

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Coordination des salariés en lutte du travail social

Coordination des salariés en lutte du travail social

Pour faire face à l’offensive que nous subissons, il est important de continuer à construire un mouvement général dans le secteur du travail social et à contribuer au tous ensemble contre les politiques dévastatrices. Face à cette situation, sortons de l’isolement et organisons-nous !

L’appel à mobilisation

Nous, travailleurs et travailleuses des secteurs de la prévention spécialisée, de la P.J.J, de l’A.S.E, de l’insertion, de l’asile, de l’hospitalier, du médico-social, du handicap, de l’hébergement y compris des maisons de retraite, de Pôle Emploi, des collectivités territoriales, du service social, formateurs et étudiants.

Nous :

  • refusons la marchandisation de nos secteurs et le développement des politiques d’austérité qui entraînent des diminutions de financement des services publics et de l’action sociale, avec pour conséquences une dégradation des conditions de travail et une souffrance au travail ;
  • refusons la casse de nos acquis sociaux facilitée par la loi travail XXL, la généralisation des appels à projets et le démantèlement de nos conventions collectives
  • refusons le renforcement de la politique d’enfermement des mineur.e.s et exigeons le maintien d’une justice des mineur.e.s spécialisée et éducative.
  • refusons une commande publique qui verse de plus en plus dans le contrôle social des opprimés : demandeurs d’emploi, mineurs isolés, familles à la rue…
  • refusons une commande publique qui verse de plus en plus dans le contrôle social des opprimés : demandeurs d’emploi, mineurs isolés, familles à la rue qui tourne ainsi le dos aux valeurs d’intérêt général et de solidarité que fondent nos engagements ;
  • refusons une standardisation du travail engendrée notamment par les nouveaux modes de management, et qui démarre dès les centres de formation où les étudiants sont livrés à des conditions d’étude et de stage de plus en plus intenables. Nous appelons donc à la mobilisation des secteurs sociaux et médicosociaux dans une logique de convergence entre les secteurs publics et les secteurs privés. Plateforme revendicative

le refus des recours aux appels à porjet par les collectivités territoriales afin de financer les associations
l’arrêt de l’expérimentation des Contrats à Impact Social
la défense et l’amélioration des conventions collectives de nos secteurs
l’abandon du projet de ré-ingénierie de l’ensemble des métiers du social
la revalorisation statutaire et salariale
la reconnaissance immédiate au niveau licence à minima des diplomes d’Etat validés par 3 années de formation
le reclassement en catégorie A type des assistantEs Sociaux, Éducatrices et éducateurs spécialiséEs, Éducatrices et éducateurs PJJ, Éducatrices et éducateurs Techniques spécialiséEs, Éducatrices et éducateurs de jeunes enfants, et conseillères et conseillers en économie sociale et famliale ainsi que la traduction dans les conventionteions collectives pour le privé
pour le secteur public, un véritable déroulement de carrière en catégorie A pour toutes et tous conseillerEs Sociales Educatives
des moyens pour les établissements de formation afin de pouvoir exercer correctement leurs missions avec des financements pour les étudiantEs indisepnsables pour le paiement des gratifications de stage
des politiques sociales à hauteur des besoins de la population, quels que soient leurs lieux d’habitation
des moyens humains en personnels diplomés dans l’ensemble des établissements et services médico-sociaux
retrait de ordonnances de la loi travail XXL

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« pression permanente » et une « course à la rentabilité »



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